• Delivre nous du mal de Scott Derrickson

    _________________________________________________________________________

    Délivre nous du mal (Deliver us from evil)

    de Scott Derrickson

    USA - 2014 - Thriller / fantastique

    Delivre nous du mal de Scott Derrickson

    ____________________________________________________________________________

     

    C'est quoi donc ? :

     

    • Deux ans après le réussi mais bancal Sinister, Scott Derrickson poursuit dans la vague fantastique avec Délivre-nous du mal, un film qui combine possession démoniaque (tout comme dans un de ses premiers film (L'exorcisme d'Emily Rose) et thriller urbain.

     

     

    Ça raconte quoi :

     

    • Le film raconte l'histoire d'un flic du Bronx rompu à la violence la plus abject des hommes qui va devoir s'associer à un prêtre renégat afin de combattre le mal absolu véhiculé par un soldat revenu d'Irak et semblant être possédé par un démon. Les deux hommes vont devoir aller puiser dans leur foi respective les armes pour combattre les forces occultes du malin.

     

     

    Delivre nous du mal de Scott Derrickson

     

    Les points positifs :

     

    • Le film de Scott Derrickson sait faire preuve du certaine efficacité épisodique dans la tension et la peur comme lorsque une petite fille se retrouve en pleine nuit confrontée au mal dans sa chambre.

    • Au niveau satisfaction on notera l'interprétation solide d'Eric Bana en flic un peu perdu devant les horreurs, la noirceur et la violence des hommes. A noter aussi que son duo avec son partenaire de flic interprété par Joel McHale fonctionne parfaitement.

    • Le score anxiogène de l'excellent comme toujours Christopher Young.

     

    Les points négatifs :

     

    • Difficile en regardant Délivre-nous du mal de ne pas faire une très longue liste d'influences écrasantes sous lesquels le film de Derrickson ploie et fini par rompre totalement du fait de son manque d'audaces et de son capacité chronique à faire véritablement naître le malaise.

    • Le fait de penser quasiment toujours à d'autres films lorsque l'on regarde Délivre-nous du mal témoigne sans équivoque du manque d'originalité du film de Scott Derrickson et d'une certaine paresse d'écriture. Car le problème ce n'est pas vraiment de faire penser à Seven pour son ambiance poisseuse, au Silence des agneaux pour l'interrogatoire d'une possédée dans sa cellule, à L'exorciste forcément, à L'échelle de Jacob, à Insidious, à un film comme Le témoin du mal (Les Doors remplace ici les Stones comme gimmick sonore) . Le problème c'est de toujours faire penser à ses multiples références en moins bien.

    • Délivre nous du mal carbure presque exclusivement aux clichés les plus éculés du genre et du coup il flirte également avec l'humour involontaire comme lorsque un démon surgit d'un piano comme un diable de sa boîte pour les besoins d'un jump scare ridicule ou lorsque le film recycle le jump scare le plus usé et le plus foireux de toute l'histoire du cinéma horrifique avec le chat qui miaule.

    • Et comme presque toujours lorsque le cinéma américain s'empare d'un sujet relatif aux démons, la rédemption se fera obligatoirement par la confession des péchés et la victoire du Christ tout puissant.

     

    Delivre nous du mal de Scott Derrickson

     

    Au final on fait quoi ? :

     

    • Difficile donc de s'enthousiasmer outre mesure pour ce Délivre-nous du mal qui recycle à tour de bras des classiques pour en faire une banal petite série B. Si le film n'est pas non plus des plus désagréable à regarder il est loin d'être indispensable, à voir donc puis à oublier.

     

     

    Tableau des cotations

     

    • Scénario / Dialogues: 3/6

    • Réalisation : 3/6

    • Interprétation : 4/6

    • Photographie / Esthétique: 4/6

    • Technique : 4/6

    • Rire / Humour : 2/6 – Big up Pour le chat qui miaule !

    • Émotion : 2/6

    • Suspens / Tension : 3/6 – C'est rare mais parfois la tension fonctionne bien.

    • Action / Spectacle : 3/6

    • Intérêt / Réflexion : 2/6 – Le bien , le mal, la victoire de la foi pffff !

    • Plaisir : 2/6

    • Rythme / Tempo : 3/6

    • Violence / Inconfort : 2/6

    • Originalité : 2/6

     

    Ma note personnel : 04,5 / 10

     

     

    « N'importe qui de raphaël FrydmanPulse 2 de Joel Soisson »

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :