• Saison 2014 Episode 06

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    Au sommaire cette semaine :

    Une réalité qui dépasse la fiction, Frankenstein chez les nazis, un tueur nickel chrome et un monstre dans ton c..

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    ______ Capturing the Friedmans de Andrew Jarecki – 2004 __________________________________________

    Saison 2014 Episode 06  Capturing the friedmans est un étonnant film documentaire réalisé par Andrew Jarecki et primé dans de nombreux festival. Le film raconte le parcours d'une famille modèle juive de la middle class américaine dont le destin va s'écrouler et tourner au cauchemar lorsque le père de famille et son plus jeune fils sont tout deux accusés de pédophilie.

    La grande force de Capturing the friedmans c'est tout d'abord de nous plonger au cœur de ce drame familiale à travers les archives personnelles de la famille, les Friedmans ayant une tendance narcissique prononcée à se filmer de manière quasiment obsessionnelle et compulsive depuis toujours. Par le biais de films Super 8 et de vidéos captées par le caméscope familiale on plonge ainsi dans le quotidien de cette tribu en perdition y compris lors des moments les plus intimes de la famille. L'autre grande force du documentaire de Andrew Jarecki c'est de montrer à travers de nombreux témoignages contradictoires (victimes , policiers, juges, membres de la famille, proches) combien il est difficile de démêler le vraie du faux et de savoir où s'arrête la vérité et où commence l'emballement et la surenchère face à l'émotion d'actes monstrueux.

    Si les penchants pédophiles du père Arnold Friedman sont avérés et absolument incontestables en revanche les accusations les plus horribles le concernant comme le viol de plusieurs enfants, restent durant tout le film une source d'interrogation laissant souvent le spectateur dans une position de doute des plus inconfortable... Les témoignages de la femme de Arnold et de son frère sont aussi bouleversant que troublant tant ils interrogent sur les limites et les devoirs d'une solidarité familiale. Quand aux nombreux films personnels de la famille Friedman, ils sont les troublants miroirs des contradictions et des blessures de cette famille à la fois soudée et désagrégée par le mal.

    Loin de donner des conclusions fermes et définitives, le film de Andrew Jarecki laisse bien plus de questions qu'il ne donne de réponse. Et comme les grands films documentaires sont ceux qui nous donnent le plus à réfléchir sur le monde et sur nous même, on pourra considérer sans problème que Capturing the Friedmans est un très bon film.

    ___________________________________________________________________________________ Ma note 07/10 ________

     

    ______ Frankenstein's army de Richard Raaphorst – 2013 ____________________________________________

    Saison 2014 Episode 06  Petite co-production américano-néerlandaise ce Frankenstein's army s'est forgé une réputation d'objet cinéphilique non identifié limite culte à travers de nombreux festival fantastique à travers le monde. Pourtant à la vue du résultat ce Frankenstein's army n'offre rien de bien singulier et s'avère n'être qu'une série B aussi sympathique que vraiment agaçante.

    Le film raconte donc le périple d'une unité de l'armée russe à la fin de la guerre de 1945 qui s'aventure dans un étrange laboratoire dans lequel un savant fou tente de créer une armée de monstres et de morts vivants invincibles.

     Première mauvaise nouvelle ce Frankenstein's army cède à la mode du found footage puisque le film est entièrement filmé à la première personne par un jeune soldat qui travaille pour la propagande russe. Un procédé usé jusqu'à la corde auquel Richard Raaphorst n'apporte rien de nouveau si ce n'est des tonnes d'incohérences comme le rendu numérique d'une image censée être tournée sur pellicule, des plans de coupe improbables, un objectif cassé qui se répare tout seul le plan suivant et plein d'autres choses qui font que le procédé tout entier semble ici parfaitement artificielle. Les acteurs sont globalement assez moyen, le scénario peu étoffé et il faudra bien attendre une demi-heure avant que le film entre dans le vif du sujet en explorant le repaire labyrinthique du docteur Frankenstein.

    Le gros point positif du film (le seul peut être) ce sont sans doute les créatures hybrides entre robots, machines, morts vivants et insectes fabriquées par ce bon Frankenstein et qui sont la plupart du temps assez originales et réussies. Filmé caméra à l'épaule et en vue subjective le film prend souvent des allures de FPS à la castle wolfenstein dans lequel les monstres sautent aux visages des spectateurs lors d'exploration de couloirs et d'immenses salles vides. Assez gore sans toutefois être un modèle du genre et gentiment bis Frankenstein's army propose quelques idées amusantes comme les tentatives de Victor Frankenstein de mettre fin à la guerre en réunissant dans une même boite crânienne un demi cerveau nazi et un demi cerveau communiste, mais dans l'ensemble rien n'élève le film de Richard Raaphorst plus loin que son statut de petit DTV périssable.

     Dommage donc car si les concept est amusant et les créatures réussis, la fausse bonne idée de mise en scène, le manque de ressorts dramatiques, les comédiens limités et le manque de rythme de l'ensemble font de ce Frankenstein's army un film tout à fait dispensable.

    ___________________________________________________________________________________ Ma note 05/10 ________

     

    ______ Bad Milo ! de Jacob Vaughan – 2013 ____________________________________________________________

    Saison 2014 Episode 06  Il flotte un esprit gentiment trash et très années 80-90 sur cette petite comédie horrifique signé Jacob Vaughan qui fait souvent penser au cinéma de Frank Henenlotter et plus particulièrement à son Basket case sorti en 1982.

      Bad Milo ! C'est l'histoire de Duncan (Ken Marino), un homme ordinaire qui souffre de terribles maux d'estomac et pour cause puisque une sorte de double maléfique matérialisant ses pensées les plus sombres habite dans son colon et en sort occasionnellement pour aller tuer les gens contre qui Duncan se met en colère. Pour résumé de manière un peu plus concise et cru, c'est l'histoire d'un type qui a un monstre incontrôlable qui lui sort du cul et qui va devoir apprendre à le maîtriser...

      Avec un tel sujet difficile d'éviter l'humour scabreux et régressif qui vise le fond du slip et forcément Jacob Vaughan ,sans se vautrer complètement dans le gag pétomane et scatologique, fait tourner une bonne partie de son humour autour du fondement de son personnage principale. Si le concept est amusant, l'humour du film reste en revanche assez limité et il est difficile d'esquisser plus qu'un simple sourire devant les mésaventures rectales du personnage. Le film de Jacob Vaughan ne pousse peut être tout simplement pas assez son concept foutraque jusqu'au bout notamment dans l'aspect horrifique du film qui reste globalement plutôt soft dans le domaine. Quand à l'aspect plus psychanalytique du film avec le discours sur la maîtrise de ses pulsions et le fait de devoir apprivoiser sa part d'ombre, il est assez caricaturale mais vient contrebalancer le coté bien primaire des événements.

      Difficile de faire la fine bouche et de chercher un quelconque réalisme à un film aussi barré mais certaines incohérences sautent aux yeux comme par exemple le fait que Duncan expulse Milo de son fondement sans jamais explosé son pantalon … Le film s'offre un joli casting d'habituels seconds rôles avec Ken Marino ( Les Miller une famille en herbePeace love et plus si affinités- Reno 911), Stephen Root ( Red StateLone RangerDodgeball) et surtout l'immense Peter Stormare ( plus de 140 films au compteur dont Fargo, The big Lebowski, Minority report ou Armageddon).

     Bad Milo ! Est donc un petit film sympathique avec son monstre en latex très vieille école avec ses grands yeux à la E.T ; son concept décalé amusant, son casting de tronches et son humour potache mais malheureusement le film ne transcende jamais son sujet se contentant de l'exploiter de manière un peu paresseuse pour aboutir à une petite série B amusante et rien de plus.

    __________________________________________________________________________________ Ma note 05/10 _________

     

    _______ Skull (ChromeSkull Laid to reste 2) de Robert Harmon – 2013 ______________________________

    Saison 2014 Episode 06  Quatre ans après un premier volet extrêmement moyen, Robert Harmon retrouve son tueur à la face de nickel pour un second volet qui à l'instar de Halloween II reprend exactement là ou c'était terminé le premier.

      Après avoir été récupéré et plus ou moins remis en forme par une mystérieuse organisation secrète, le tueur se refait doucement une santé tandis qu'un jeune apprenti tente de l'imiter et qu'un flic tente de retrouver sa trace.

      Si globalement le film est un petit mieux foutu en matière de mise en scène que le premier et qu'il s'articule sur un semblant d'histoire, Skull conserve aussi les mêmes défauts que le précédent film. Il va donc une nouvelle fois se farcir des personnages aussi fades que leurs interprètes comme la victime blonde qui passe plus de temps à hurler qu'à réfléchir un minimum et des flics qui semblent bien loin de faire partie de l'élite de leur profession. Les personnages agissent toujours en dépit du moindre bon sens comme lorsque une victime se retrouve enfermée dans une cage métallique remplie d'armes blanches (Couteaux, serpes, haches, pioches) et choisit pour se défendre un petit bout de tuyau qui aurait du mal à assommer un lapin nain. Quand au scénario il n'est une nouvelle fois qu'un vague prétexte à aligner les séquences de meurtres à l'arme blanche.

      Et voilà bien la seule et plus belle réussite du film à savoir ses nombreuses mise à mort, très graphique, hyper gore et réaliste servies par des effets spéciaux complaisants et crades qui sentent bon le latex d'antan. Entre les éventrations, les décapitations à grands coups de couteaux, les têtes explosées sur un rebord de baignoire et les têtes ouvertes en deux (dans le sens de la longueur et de la hauteur selon les goûts) Skull est extrêmement généreux en matière de mises à mort bien gorasse.

      La fin ouverte laissant présager d'une, voir plusieurs suites possibles, il faudrait juste que Robert Harmon s'attache vraiment à une écriture un peu plus soignée et à la construction de personnages un peu plus charismatique et attachants comme des victimes pour lesquelles on aurait un minimum d'empathie afin de faire d'un éventuel Laid to rest 3 un film enfin regardable plus d'une seule fois.

    ____________________________________________________________________________________ Ma note 04/10________

     

    Voilà une semaine se termine et une autre va recommencer.  To be continued ..

     

     

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