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Cinéma - DVD - Critiques

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Saison 2010 Episode 21

 

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A l'affiche cette semaine :

Saison 2010 Episode 21Saison 2010 Episode 21

Saison 2010 Episode 21Saison 2010 Episode 21

 

 

 

 

 

 

 

 

_________ 41 ans toujours puceau (The 41 year old virgin who knocked up Sarah Marshall and felt superbad about it) de Craig Moss - 2010 ___________________________________________________

Saison 2010 Episode 21    On pouvait croire que la vague des parodies totalement nase avait passablement terminée d'envahir les plages estivales de nos écrans d'immondices à peine regardable après le flop de Spartatouille. Il n'en est finalement rien et la marée noire semble bien difficile à enrayer puisque de nouveaux films parodiques dans l'esprit de Epic movie, Meet the spartans et autres Disaster movie semblent encore se produire et se tourner outre Atlantique à l'image de ce The 41 year old virgin who knocked up Sarah Marshall and felt superbad about it qui vient lourdement brocarder les films portant la patte de Judd Apatow.

Graig Moss réussit donc avec son film un formidable tour de force dans lequel il transforme ce qui ce fait de mieux dans la comédie américaine de ses dernières années en ce qu'il y-a de pire, une sorte de travail d'alchimiste transformant donc de l'or en merde. Car une fois de plus on assiste à une parodie aussi lourdingue que parfaitement vulgaire carburant aux trois mamelles de l'inspiration fétide et du gag éculé à savoir le cul, le prout et le vomit. Certes les films de Judd Apatow parlent eux aussi souvent crument et ouvertement de sexe mais jamais en se vautrant avec autant d'excès dans une vulgarité crasse et sans limites. Le film de Graig Moss reprends donc vaguement la trame de 40 ans toujours puceau en y ajoutant des éléments de Sans Sarah rien ne va, En cloque mode d'emploi, Funny poeple et Supergrave le tout saupoudré de références à Benjamin Button, Star wars , Borat, Slumdog millionnaire ou encore Twilight épinglé ici avec une finesse des plus pachydermique puisque l'on voit le temps d'une scène totalement gratuite le clan des vampires attendre les orages pour s'amuser à flamber leurs pets (Kolossal finesse !!). Le plus navrant c'est que cet océan nauséabond de gag potaches qui visent le slip, de séquences scatologiques et de blagues lamentables possède en plus de ne pas être drôle un gros air de déjà vu. En s'attaquant à la parodie de films qui à l'origine sont très drôle Graig Moss réussit même l'exploit d'aligner des scènes souvent lamentables et qui surtout sont systématiquement bien moins drôle que dans les film parodiés d'origine, comme quoi la surenchère n'est pas la garantie de la pertinence d'un gag.

The 41 year old virgin who (...) est donc une parodie bien grasse à la Aaron Seltzer et Jason Friedberg dans laquelle tout ce qui peux sortir du corps semble prétexte à un gag, le pire c'est que c'est tellement crétin et lamentablement vulgaire que parfois on se surprend à esquisser un sourire entre rictus de consternation et crispation nerveuse.

________________________________________________________________________________ Ma note 01/10 ___________

 

________ Igor de Anthony Leondis - 2008 ______________________________________________________________

Saison 2010 Episode 21  Igor est un petit film d'animation fort sympathique produit par les américains mais réalisé principalement en France par les studios Sparx. Igor de Anthony Leondis est une sorte d'hommage ludique à l'horreur gothique des studios Universal et aux films de savant fous qui conjugue sur une même partition le romantisme, l'humour, l'horreur, expressionnisme et poésie.

L'histoire se déroule donc à Malaria un pays perdu éternellement plombé par un ciel sombre et orageux qui a détruit tout espoir de production agricole. Du coup le maire de Malaria a décidé d'accueillir dans sa ville des savants fous qui chaque année doivent proposer une invention diabolique et mortel afin de soumettre le reste du monde à un chantage de terreur. Malaria rançonne alors le monde entier contre la promesse de ne pas utiliser ses armes maléfiques contre eux... Pour aider les savants fous Malaria a mis en place une école de Igor qui forme les bossus à la servitude de leurs maître et savants. Le Igor du film n'est pourtant pas tout à fait comme les autres et en secret de tous il garde l'espoir secret de devenir lui aussi un savant fou, pour cela il décide d'inventer la vie en créant de toute pièces une femme qu'il espère voir devenir la plus maléfique et implacable des armes de terreur, malheureusement pour lui à son réveil sa créature va se révéler aussi pacifique que innocente.

Igor est donc une variation sur la thématique de Frankenstein qui reprends magnifiquement à son compte la poésie un peu balourde du monstre incarné pour l'éternité par Boris Karloff. Le film de Anthony Leondis bien qu'étant essentiellement destiné à un jeune public multiplie les références à l'expressionnisme allemand par ses décors angulaires,à Frankenstein et La fiancée de Frankenstein de James Whales ou encore à Orange mécanique et aux films de savants fous, des citations pas vraiment habituelles à l'univers souvent proposé dans les films d'animation et qui inscrit directement Igor dans la vague des films de Tim Burton. Le film propose également une thématique assez pertinente sur l'asservissement des peuples par la terreur et l'ignorance, sur le commerce des armes et la dictature qu'elle exerce sur le monde, le tout de manière légère et ludique. Igor comporte également une belle galerie de personnages attachants et loufoques, ma préférence allant vers Rapidos un lapin à la fois immortel et suicidaire.

Si le film manque souvent de folie dans son humour noir et que le récit s'articule sur une trame des plus linéaire il n'empêche que Igor propose de nombreux jolis moments de cinéma à la poésie romantique séduisante et à l'univers gothique agréable. Sans révolutionner le cinéma d'animation Igor se pose comme un joli film suffisamment différent pour être digne d'attention.

_________________________________________________________________________________ Ma note 06/10 __________

 

________ Infestation de Kyle Rankin - 2009 ___________________________________________________________

Saison 2010 Episode 21    Infestation a le bonne idée de remettre au goût du jour les invasion d'insectes géants comme on pouvait en voir dans les années cinquante et soixante. Un concept très sympathique donc pour un film qui ne l'est pas moins même si objectivement dans son ensemble Infestation de Kyle Rankin demeure une relative déception.

On suit ici le parcours de Cooper un gentil looser, pas très adroit avec les filles, constamment rabaissé par son vieux père et qui vient de se faire virer de sa boîte. Pourtant un événement surnaturel va permettre au jeune homme de reprendre sa vie en main quand il se réveille dans un immense cocon et constate que le monde entier est envahit par des insectes mutants et géants. Avec une poignée de survivants Cooper décide de sauver le monde et accessoirement de régler ses problèmes plus personnels. 

Infestation est un film qui se repose sans doute un peu trop sur son concept propre à susciter la nostalgies des amateurs d'invasion de vilaines bestioles sans finalement proposer grand chose de vraiment alléchant. Si les effets spéciaux sont convaincants et s'inscrivent parfaitement dans l'esprit bis du film en revanche l'histoire et le cheminement des personnages n'est pas lui des plus passionnant. Le personnage principal interprété par Chris Marquette va vite se révéler être un boulet y compris pour le spectateur à cause de son manque de charisme et surtout de son humour pesant et jamais convaincant. Les autres personnages sont eux aussi des archétypes entre la blonde narcissique,chaude de la cuisse et stupide, le bon vieux black de service, la jeune fille à séduire et la père autoritaire et bas du front qui va résoudre sur le fil de l'histoire un conflit éternel avec son fiston. Infestation manque vraiment de folie et ressemble finalement à un énorme insecte qui bourdonne, tourne en rond sans jamais réussir à décoller du sol. Les bonnes idées du film comme les créatures moitié homme et moitié insecte ne sont jamais vraiment exploiter à l'écran tout comme l'aspect apocalyptique des choses, d'ailleurs l'aspect purement fantastique du film ressemble finalement clairement à un prétexte servant de fond à une comédie qui malheureusement est très rarement amusante.

Sans être ennuyante cette petit comédie fantastique est totalement anecdotique même si objectivement elle permet de passer un bon moment. La menace des insectes n'est jamais montré de manière assez crédible et surtout dangereuse pour que l'on suive cette petite bande de survivants avec tension et attention. Il reste juste le plaisir de voir cafards géants et de monstres mutants comme ce petit chien sur des pattes d'araignée, ce qui n'est déjà pas si mal.

________________________________________________________________________________ Ma note 05/10 ___________

 

_________ Surveillance de Jennifer Chamber Lynch - 2008 ___________________________________________

  Saison 2010 Episode 21 On termine cette semaine express avec le recyclage d'une critique de Surveillance le thriller oprressant de Jennifer Chamber Lynch. La fille de son père revient donc au cinéma 15 ans après l'inégal mais très attachant Boxing Helena dans lequel un homme fou d'amour transformait sa compagne en femme tronc afin de ne pas la perdre.

Dans Surveillance Jennifer Chamber Lynch s'essaye au thriller et s'interroge sur la notion du point de vu à travers les témoignages croisées de trois témoins d'un seul et même drame. Le film raconte donc l'histoire de deux enquêteur du FBI qui arrivent dans une petite ville paumée afin d'y recueillir des informations sur une série de meurtres particulièrement sanglants qui terrorisent la région. Comment du coup ne pas penser à Twin Peaks avec cette arrivée du FBI dans un petit commissariat paumè rempli de flics barrés et dépassées par les événements, une référence d'autant plus évidente que les deux agents sont tout aussi décalés qu'un Dale Cooper.

Le problème d'un film comme Surveillance c'est qu'il est assez délicat d'en parler sans venir en révéler la fin qui tout en restant relativement prévisible pour les habitués de ce genre de film reste plutôt surprenante, une fin qui viendra à la manière du film interrogé le spectateur sur la notion du point de vu qu'il aura alors eu des événements et des personnages. On peut toujours saluer les performances des différents comédiens du film dont le casting frôle la perfection absolue, Bill Pullman est toujours aussi parfait, la trop rare Julia Ormond livre une belle et trouble performance en agent du FBI à la fois maternelle et inquiétante, on retrouve aussi avec toujours autant de plaisir la trogne de Michael Ironside et puis comment oublier aussi French Stewart et Kent Harper en flics totalement pourris usant et abusant du pouvoir de leurs fonctions et de leurs uniformes lors de sordides mise en scène durant lesquels ils s'amusent à jouer à bad cop et good cop. Pour compléter le casting il faut aussi saluer la belle performance Pell James et Mac Miller qui incarnent un touchant couple de rebelles junkies légèrement azimutés. Surveillance est un film qui repose pour beaucoup sur ses acteurs mais la jeune réalisatrice n'en néglige pas pour autant l'aspect visuel et la construction de son film, la longue scène durant laquelle les différents témoignages viennent s'imbriquer les uns dans les autres pour venir définir le même moment de vérité sur une route déserte est une petite merveille de tension comme de mise en scène.

Le film de Jennifer Chambers Lynch est donc une belle réussite et cela à plus d'un titre, le film baigne dans une ambiance parfois proche de la série culte de David Lynch et surtout le film distille un suspens et une tension froide sourde et malsaine qui explosera dans un final particulièrement troublant à l'image d'un baiser mortel totalement inoubliable dont il est encore une fois impossible de parler pour ne pas venir ternir le plaisir des 896 732 lecteurs (3 selon la police) assidus de cette petite chronique qui vont courir acheter Surveillance sur la seule foie de mes conseils avisés et découvrir ainsi cet excellent thriller.

______________________________________________________________________________ Ma note 07,5/10 ___________

 

Voilà une semaine se termine, une autre va recommencer. To be continued....

 

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F
C'est la simple curiosité vis à vis des prods Apatow qui m'a poussé à regarder cet exercice parodique qui ne portant pas la trace douteuse de Seltzer et Friedberg pouvait encore laisser croire à un film regardable. Et puis j'aime beaucoup les parodies c'est sans doute la raison pour laquelle je continue de fouiller la merde à la recherche d'une perle de plus en plus rare  . C'est un peu comme les films d'horreur je tente d'en regarder un maximum, y compris ceux qui sentent mauvais rien qu'à lire le résumé. Sinon pas encore vu tempête de boulette géante, peut être l'année prochaine si je me fais une petite folie d'un nouveau téléviseur 3D (et pas pour revoir destination finale 4 )
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G
Je ne comprends pas comment tu arrives encore à trouver les ressources pour continuer à regarder ces parodies minables dont les USA nous abreuvent régulièrement. A ce niveau-là, ce n'est plus de la "conscience professionnelle", mais du masochisme ! Moi j'avoue qu'après Big Movie, j'ai laissé totalement tomber, et je m'en porte très bien ! En tout cas, je n'avais pas entendu parler de ce nouveau "joyau" parodique, et c'est tant mieux, tant je suis fan des productions Apatow (je suis d'ailleurs en train de bosser sur ma critique du complètement barré Get him to the Greek).Sinon, j'ai vu Igor il y a quelques temps, mais j'avoue qu'il ne m'a laissé que peu de souvenirs, même si je me souviens d'un film plutôt sympathique. J'ai préféré Tempête de Boulettes géantes, pour le coup totalement fou.Quant à Surveillance, j'avoue avoir été un poil déçu lorsque je l'ai vu. Peut-être parce que je m'étais fait spoilé le twist par Mad Movies...
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