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Cinéma - DVD - Critiques

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Saison 2011 Episode 25

 

Au sommaire cette semaine :

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Rien à déclarer (2011) de Dany Boon 05/10

rien a declarer

 

Après le succès monstrueux de Bienvenu chez les ch'tis on imagine que Dany Boon n'a connu aucunes difficultés à monter et produire Rien à déclarer son troisième film en tant que réalisateur. Cette fois ci Dany Boon pose sa caméra du coté de la frontière entre le France et la Belgique au moment précis ou la construction européenne entraine la disparition des postes frontières. Deux douaniers, l'un français et l'autre belge, pourtant ennemis et rivaux sont alors contraint de collaborer afin de former la première unité de douane volante internationale. Une association qui sent la poudre entre un douanier Belge raciste, zélé et nationaliste et un français secrètement amoureux de la sœur de son collègue. On retrouve dans Rien à déclarer de nombreux éléments de l'univers de Dany Boon et de son précédent film comme une tendresse évidente pour des personnages de petites gens, le goût du divertissement populaire, le refus du parisianisme et l'envie d'infiltrer sous l'aspect de la comédie un sous texte sur la tolérance et la bêtise des aprioris. Rien à déclarer est donc une bonne grosse comédie bien franchouillarde dans laquelle on sent toutefois une écriture un poil plus forcée et laborieuse que dans Bienvenu chez les ch'tis. De toute évidence Dany Boon force un peu plus le trait, appuie un peu plus les gags et livre un film un poil trop mécanique au détriment de la légèreté un peu naïve qui faisait le charme des ch'tis. Rien à déclarer est souvent un peu lourd et parfois un peu trop beauf mais Dany Boon propose également un vrai divertissement populaire à l'ancienne et grand public, bien loin de l'élitisme bobo et parisien. Car finalement Rien à déclarer offre son lot de sourires à défauts de rires, son quota de bonne humeur et permet de passer un bon moment sans se prendre la tête. Et puis Dany Boon livre à travers son film un joli message sur le racisme et la tolérance en traitant par l'absurde le refus de l'autre symbolisé ici par deux hommes nés à quelques kilomètres l'un de l'autre, parlant la même langue, se ressemblant physiquement et qui pourtant se sentent très différents. Benoit Poelvoorde est comme toujours formidable en nationaliste belge et bas du front portant comme souvent la connerie crasse de son personnage avec la plus grande des élégance. On retrouve aussi avec plaisir une belle galerie de seconds rôles avec Zinedine Soualem, François Damiens, Bouli Lanners, Bruno Lochet, Olivier Gourmet et Jean Luc Couchard. Rien à déclarer s'oublie objectivement aussi vite qu'il se regarde mais demeure un divertissement grand public tout à fait respectable et un passe temps des plus regardable.

 

The dead outside (2008) de Kerry Anne Mullaney 03/10

dead outside

 

The dead outside est un petit film britannique au budget aussi réduit que son temps de tournage. A peine 15 jours et 4000 euros de budget pour un film qui choisit fatalement de traiter d'une épidémie de la manière la plus intimiste qui soit. Le film de Jerry Anne Mullaney se concentre donc sur trois personnages rescapés et un lieu unique avec une ferme paumée dans la campagne écossaise. Autant le dire tout de suite The dead outside n'est pas un film qui fait la part belle à l'action et au gore, le moins que l'on puisse dire c'est que le rythme du film est posé, monocorde et parfois plus que pesant. Difficile en effet de ne pas sombrer dans une forme d'ennuie poli mais tenace devant ce récit qui semble ne jamais vraiment décoller et prendre systématiquement son temps pour étirer la moindre séquence de son histoire pour atteindre 90 minutes qui semblent parfois durer une éternité. Il ne se passe objectivement pas grand chose dans The dead outside et fatalement on finit par se désintéresser totalement des personnages et attendre avec impatience qu'arrive enfin la fin du film. Pourtant The dead outside possède aussi quelques qualités évidentes comme le naturel des comédiens et le magnétisme de la jeune Sandra Louise Douglas dans le rôle d'April, la très belle photographie froide et clinique du film et un joli sens du cadre même si le film abuse des plans de travioles comme si le caméraman avait une jambe plus courte que l'autre. On finit par se dire que concentrè sur une durée bien plus réduite The dead outside aurait pu devenir un très bon court métrage, d'ailleurs la bande annonce qui accompagne le DVD est franchement efficace. En l'état le film reste difficilement défendable tant il est soporifique mais on peut toujours se passer la bande annonce en boucle...

Husk (2011) de Brett Simons 03/10

husk

 

Le cinéma d'horreur est peuplé de sous genre tellement codifié qu'il est difficile de se laisser surprendre par des films qui ne font qu'appliquer des recettes mille fois éprouvées et presser le citron d'un genre jusqu'à la toute dernière petite goutte. Husk est un survival des plus classique et on retrouve forcément les figures imposées du genre avec les jeunes partis en week-end, l'accident de voiture sur une route paumée, l'absence de réseau pour le portable, la nuit qui tombe et la vielle baraque pourri et paumée qui semble d'un seul coup devenir un refuge idéal. Avec Husk, le jeune réalisateur Brett Simons ne cherche pas vraiment à bouleverser le genre et se contente de photocopier des situations déjà vu mille fois. On pouvait donc craindre le pire mais fort heureusement le film ne verse pas ensuite dans le survival gorasse tendance torture porn et préfère se concentrer sur une ambiance fantastique plutôt réussie. Car Husk met en scène des épouvantails tueurs du plus belle effet symbolisant les âmes errantes et peuplant un immense champs de maïs encerclant la maison. Sans être palpitant et encore moins novateur le film possède quelques belles idées comme les victimes revenant systématiquement vers la maison tels des morts vivants pour venir confectionner sur une vieille machine à coudre leurs masques d'épouvantails. Pour le reste c'est surtout l'ennuie qui domine, la faute à des personnages sans la moindre saveur et une action qui semble ne jamais décoller ni parvenir à installer un semblant d'angoisse. Husk est une petite série B qui objectivement n'a rien de déshonorant mais le film de Brett Simons semble bien trop sage, bien trop lisse, bien trop prévisible, bien trop mécanique pour vraiment capter l'attention de spectateurs rompus et blindés à ce genre de spectacle.

 

L'exorcisme – Exorcismus - La posesion de Emma Evans (2010) de Manuel Carballo 01/10

exorcismus

 

L'exorcisme est un film qui en fout un sacré coup à l'admiration sans borne que je voue pour les films d'horreur espagnols. Produit par Filmax, le film de Manuel Carballo est une grotesque relecture du chef d'œuvre de William Friedkin objectivement bien plus ridicule et involontairement drôle que terrifiante. Le film raconte donc comment une jeune fille se retrouve possédée par un démon suite à une crise d'adolescence et se retrouve du coup exorciser par son tonton de prêtre. L'exorcisme et sa jaquette qui flirte malicieusement avec le visuel du film Le dernier exorcisme est juste un sous exorciste reprenant la plupart des événements du film de Friedkin pour en faire une galerie de cliché totalement vide qui tourne assez vite au portenawak absolu . C'est tellement ridicule et mal raconté que l'on a parfois la sensation d'être dans une parodie involontaire et qu'il est difficile de ne pas laisser échapper de temps en temps un rire salvateur. Du coté du casting la jeune Sophie Vavasseur qui interprète cette jeune adolescente possédée est tellement en roue libre les trois quart du temps qu'elle en devient parfois hilarante quand elle roule des yeux la bouche de travers pour sortir des insanités. Alors que le film de William Friedkin était un drame familiale tétanisant jamais Manuel Caballo n'arrive à impliquer le spectateur sur le destin de cette famille qui part en sucette devant notre regard indifférent et plus grave encore amusé. L'exorcisme est un tel ratage que même en cherchant bien il est difficile de trouver la moindre petite chose à sauver de ce film techniquement moyen, à la thématique déjà vu, au récit bourré d'incohérence (La jeune fille qui représente un danger pour les autres est le plus souvent laissée libre de tout mouvement) et tout aussi incapable de susciter l'émotion que le frisson. On pourra toujours attendre les cinq dernières minutes pour apprécier le caméo de Doug Bradley mais franchement ça ne mérite par les 90 longues minutesde calvaire qui le précède.

 

Voilà une semaine se termine, une autre va recommencer. To be continued .....

 

 

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F
On va dire qu'ils sont naturellement approximatifs
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G
Alors ca y est, tu as reussi a aller jusqu'au bout de The Dead Outside ? Felicitations ! Plutot que de jeu naturel des comediens, j'aurais parle de jeu approximatif, personnellement ;-)
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