Cinéma - DVD - Critiques
_____ Fireball de Thanakorn Ponqsuwan – 2008 _______________________________________________________
Fireball est un petit DTV d'action thaïlandais dans lequel un type qui sort de prison tente de venger son frère victime d'un jeu clandestin qui mélange un peu de basket (mais alors vraiment un peu) et beaucoup de baston. Une banal histoire de vengeance donc pour aligner les scènes d'actions comme dans un jeu vidéo avec des niveaux de plus en plus durs et violents jusqu'à arriver au boss de fin et assouvir enfin sa vengeance. Un concept totalement bourrin et gratuit pourquoi pas, un scénario qui tient au dos d'un timbre poste pourquoi pas, un sport crétin dans lequel le basket n'est qu'un prétexte pourquoi pas.... Encore faudrait il que Thanakorn Ponqsuwan assure dans la mise en scène et rendre hommage aux performances physiques de ses acteurs ce qui n'est malheureusement pas le cas ici. Privilégiant les gros plans aux plans larges, choisissant la fièvre d'une caméra à l'épaule, succombant à la mode du montage trop cut le réalisateur finit par faire de ses nombreuses scènes d'action des bouillis illisibles et répétitives. Dommage pour les performances martiales et les cascades des acteurs car Fireball cogne souvent dur, fort et sec et aurait put être avec son concept bas du front un divertissement décérébré de purs bourrins. Fireball n'est malheureusement qu'une suite de combats brouillons qui semblent bien gratuits du fait de la finesse du script, du coup le film de Thanakorn Ponqsuwan lasse et ennuie assez rapidement.
______________________________________________________________________________________ Ma note 04/10 _____
_____ Devil de John Erick Dowdle – 2010 _______________________________________________________________
Produit et imaginé par M Night Shyamalan pour sa trilogie The night chronicle, Devil raconte l'histoire de cinq personnes qui se retrouvent coincées dans un ascenseur et dont l'une pourrait bien être le diable en personne. Devil est petite série B fantastique assez moyenne qui à l'image de l'ascenseur du film reste un peu coincé dans son statut et son pitch un poil crétin pour ne jamais décoller. Les amateurs de films de genre trouveront assez vite sous quelle visage se cache le diable et par quelles pirouettes du scénario on va nous trimballer sur des fausses pistes. Plutôt correctement écrite par Brian Nelson (Hard Candy) le film souffre toutefois de personnages un peu trop caricaturaux comme le chicanos superstitieux, le beau ténébreux, la jeune fille trop innocente et d'une morale beaucoup trop appuyée. Et puis surtout Devil ne fait jamais peur et déroule finalement son histoire tranquillement jusqu'à un final bien niais qui achève les belles promesses du film. Le réalisateur de Sixième sens explique que The night chronicles trouve son inspiration dans The twilight zone; une bonne référence sauf que la série de Rod Sterling concentrait ses histoires sur des formats bien plus court. Devil aurait pu faire un bon épisode d'une anthologie fantastique, de la à faire un bon film c'est une autre histoire...
_____________________________________________________________________________________ Ma note 05/10 _____
_____ Mission impossible protocole fantôme de Brad Bird – 2011 __________________________________
Pour ce quatrième volet de la franchise initiée en 1996 par le très bon thriller de Brian De Palma on retrouve l'excellent Brad Bird (Le géant de fer, Les indestructibles) derrière la caméra afin de narrer les nouvelles aventures de l'agent Ethan Hunt toujours interprété par Tom Cruise. Si ce quatrième opus est un peu moins con que les deux précédents il reste toutefois dans la droite lignée de la série en privilégiant l'action au dépit de la narration et surtout du moindre enjeu dramatique. On a donc droit à un vilain méchant qui veux tout faire péter avec une arme atomique et un Tom Cruise qui sauve le monde en conduisant des grosses voitures, en grimpant sur des immeubles à mains nues, en cassant la gueule aux vilains et en utilisant des tonnes de gadgets high-tech super cools. Pour le reste Simon Pegg joue le faire valoir comique de service, Paula Patton et Léa Seydou les jolies potiches fatales et décoratives et Michael Niqvist incarne un bad guy bien fadasse et sans le moindre background (en gros il est méchant parce qu'il est méchant et basta !) Heureusement que Brad Bird emballe avec brio quelques bonnes scènes d'actions pour maintenir un semblant d'intérêt , mais comme on se fout assez vite de ce qui se passe à l'écran on finit par s'emmerder poliment devant un spectacle assez vide de sens. MI4 n'est finalement qu'un blockbuster de plus au registre des coquilles vides, ça se regarde presque aussi vite que ça s'oublie.
______________________________________________________________________________________ Ma note 05/10 _____
_____ Dylan Dog de Kevin Munroe - 2011 _______________________________________________________________
Dylan Dog est la première adaptation officielle (Après Dellamorte dellamore) d'un fameux fumetti crée par Tiziano Scalvi, totalement culte mais relativement méconnu en France. Sans même juger des qualités de l'adaptation (qui est visiblement catastrophique selon de nombreux avis glanées sur le net) il est bien difficile de défendre et soutenir un minimum le film de Kevin Munroe. On assiste toutefois à la jolie promesse d'un thriller prenant pour cadre la Nouvelle Orléans avec un détective privé spécialiste de l'équilibre des forces du mal, spécialiste dans les affaires de vampires, morts vivants et de loups garous enquêtant ici sur la mort d'un riche homme d'affaire. Malheureusement le film sombre vite dans le portnawak et l'humour bas de plafonds plutôt que d'emprunter la voie du thriller fantastique premier degré. Impossible par exemple de cautionner le rôle de l'assistant zombifié du détective (Sam Huntington) qui devient vite un personnage totalement insupportable de comédie bas de gamme. Quand à l'intrigue elle patauge sans jamais avancer et ne rend même pas hommage à son cadre de la Nouvelle Orléans ( Superbement mis en valeur dans True Blood). On pourrait encore ajouter l'interprétation monocorde et mono-expressive de Brandon Routh, des effets spéciaux bien peu convaincants et des scènes d'actions digne d'un épisode de Buffy (Première saison pour ne pas vexer certains lecteurs). Si on ajoute des gags déjà vu mille fois on arrive finalement à ce qui n'est pas loin d'un naufrage complet.
______________________________________________________________________________________ Ma note 03/10 _____