• La rose de Fer de Jean Rollin

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    La rose de fer

    de Jean Rollin

    France - 1973 - Drame / fantastique

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     C'est quoi donc ? :

     

    • On dira tout ce que l'on souhaite sur Jean Rollin, mais ce réalisateur totalement atypique possède un univers et un style unique et reconnaissable entre mille. Sorti en 1973, La rose de fer est peut être l'un des films les plus rare et les plus méconnu de son réalisateur. Comme toujours, ce long poème gothique divisera critiques et spectateurs démontrant une nouvelle fois l'intégrité d'un véritable auteur et cinéaste.

     

     Ça raconte quoi :

     

    • La rose de fer c'est l'histoire de deux jeunes gens qui se rencontrent lors d'un mariage et décident de s'offrir une petite ballade romantique dans un cimetière (logique on est chez Jean Rollin). Après avoir fait l'amour dans un caveau, les deux jeunes tourtereaux se retrouvent en pleine nuit enfermés et complètement perdus dans le cimetière.

     

     

    Les points positifs :

     

    • Le gros point positif du film c'est forcément l'univers si particulier de Jean Rollin avec sa poésie gothique, son érotisme, sa fascination pour l'amour et la mort et ses touchantes maladresses.

    • Même si la lumière est totalement artificielle et irréaliste (Surtout pour un film s déroulant en pleine nuit), Jean Rollin filme très joliment l'univers macabre et paisible d'un cimetière avec ses tombes, ses croix, ses stèles imposantes, ses angelots de pierre, sa nature et ses grilles rouillées. Certains plans sont du coup à la fois gothique, poétique et furieusement romantiques.

    • Les fans purs et durs de Jean Rollin ne seront sans doute pas du tout d'accord avec ce point, mais moi j'aime aussi Jean Rollin pour les moment ou son cinéma flirte avec l'humour involontaire des plus improbables navets. J'aime donc lorsque le jeune homme du film ( Hugues Quester) se vautre dans le trou d'une fosse commune en courant à travers le cimetière ou qu'il répond d'un ton monocorde à sa jeune compagne qui lui récite un poème ; « Il faut qu'on rentre ; en plus la lumière de mon vélo est cassée ».

    • J'aime aussi beaucoup la scène ou le jeune couple se dispute et se fout sur la gueule en se mettant ds coups de croix et en renversant des tombes, ravageant du coup une partie du cimetière. On dirait (toutes proportions gardées) une sorte de Mr et Miss Smith version Rollin

    • Dans quel autre film peut on croiser dans un cimetière un type en peaux de bêtes, un mec déguisé en Dracula avec cape et chemise à jabot et un clown ?

     

     

    Les points négatifs :

     

    • Très objectivement ça reste très lent, très ampoulé, très maniéré et donc souvent très chiant.

    • Les dix bonnes minutes de remplissage durant laquelle l'héroïne du film danse en traversant le cimetière sont assez insupportables.

     

    Au final on fait quoi ? :

     

    • La rose de fer est un Jean Rollin plutôt attachant du fait de sa rareté et de sa profonde mélancolie poétique, donc si vous êtes fan du monsieur, le film est assez incontournable.

    • Pour moi qui admire plus l'intégrité artistique de l'homme que ses films je me contenterais d'attendre d'avoir oublier La rose de fer pour avoir le plaisir de le revoir un jour.

     

    Tableau des cotations

     

    • Scénario / Dialogues: 2 / 6

    • Réalisation : 4 / 6 - Le film comporte de très jolis plans.

    • Interprétation : 3 / 6 – Ça joue faux comme dans 95% des films de Rollin.

    • Photographie / Esthétique: 4 / 6 – L'ambiance du film est son atout majeur

    • Technique : 3 / 6

    • Rire / Humour : 2 / 6 - Involontaire bien sûr

    • Émotion : 2 / 6

    • Suspens / Tension : 2 / 6

    • Action / Spectacle : 1 / 6

    • Intérêt / Réflexion : 2 / 6

    • Plaisir : 3 / 6

    • Rythme / Tempo : 2 / 6

    • Violence / Inconfort : 2 / 6

    • Originalité : 4 / 6 – Jean Rollin est unique

     

    Ma note personnel : 05 / 10

     

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