• Le chateau de Frankenstein de Robert Harrison Oliver

     

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    Le château de Frankenstein (Frankenstein's castle of freaks)

    de Robert Harrison Oliver

    Italie – 1974 – Epouvante / Grand cirque des horreurs

     

    Le chateau de Frankenstein de Robert Harrison Oliver __________________________________________________________________

     

    Le château de Frankenstein (Terror ! Il castello Delle donne malledete) est le seul et unique film du mystérieux Robert Harrison Oliver. Le réalisateur s'est peut être exilé par la suite au fin fond des vastes étendues enneigés de l'arctique afin de se faire oublier ou bien comme il est plus vraisemblable de le penser il a repris son véritable nom laissant pour la postérité et l'éternité son pseudonyme associé à cet improbable mais très drôle petit navet. Personne ne sait vraiment qui se cache derrière le pseudo de Robert Harrison Oliver, peut être Oscar brazzi, l'espagnol Ramiro Oliveros ou plus vraisemblablement le producteur et scénariste Dick Randall responsable d'innombrable films de genre (Karaté, Polar, Epouvante , Erotique) dans les années soixante-dix. Finalement Robert Harrison Oliver est peut être tout simplement Robert Harrison Oliver, une chose est certaine en tout cas, derrière ce pseudo ce n'est certainement pas Stanley kubrick qui se cache.

    Le château de Frankenstein raconte l'histoire du dernier héritier de la fameuse lignée de savants fous qui réalise dans le secret de son château des expériences sur un homme préhistorique ramené à la vie après avoir subit la vindicte populaire. Il faut dire que comme la région possède des grottes il est tout naturel d'y trouver des hommes des cavernes....

    Le chateau de Frankenstein de Robert Harrison Oliver

    Le château de Frankenstein est une sorte de concentré de série Z et de bis rital servi à la bonne franquette sur un plateau en osier un peu kitsch. Robert Harrison Oliver s'entoure d'une belle galerie de trognes et de second couteaux du bis international avec Gordon Mitchell (Maciste contre le cyclope), Michael Dunn (Le megalito loveless des Mystères de l'ouest), Luciano Pigozzi (Six femmes pour l'assassin, Baron Vampire, Le château des morts vivants), Salvatore Baccaro ici crédité en tant que Boris Lugosi ( sa filmographie est un festival de titres improbables comme Les anges mangent aussi des fayots, 4 zizis au garde à vous, Les anges tirent à droite ou Lâche moi les jarretelles) et Xiro Papas (Holocaust nazi, Les vierges de la pleine lune).

    Le château de Frankenstein est aussi un joli foutoir, une sorte d'attraction de fête foraine et de grand cirque des horreurs que l'on a envie de vanter comme un bateleur de foire, un camelot dégénéré ou un bonimenteur forain. Alors toi ami lecteur qui me fait le plaisir de lire ce petit article, tu peux hausser le ton pour lire le petit paragraphe à venir comme un vendeur devant sa cabane de foire aux monstres...

    Le chateau de Frankenstein de Robert Harrison Oliver

    « Approchez , approchez mesdames et messieurs et entrez dans l'inquiétant et surnaturel château de Frankenstein. Vous y trouverez un nain libidineux, voyeur, violeur avec des tendances à la nécrophilie; des hommes préhistoriques hirsutes aux regards bovins avec d'authentiques peaux de bêtes; un magnifique bossu à moustache dont vous pourrez observer les magnifiques élans de tendresses qui consistent en guise de préliminaires sexuels à donner des violents claques dans la gueule de sa partenaire; un croque mort à haute forme et un domestique aux allures de crapaud. Pour vous mesdames un scientifique romantique aux pratiques douteuses mais aux goûts exquis vu les innombrables potions aux couleurs acidulées de dragibus qu'il conserve dans son laboratoire. Pour vous messieurs d'agréables demoiselles n'hésitant jamais à exposer leurs poitrines généreuse lors de bains langoureux. Et pour les plus téméraires, les plus avertis et les plus déviants d'entre tous (roulement de tambour), vous pourrez observer la créature de Frankenstein, un homme préhistorique revenu d'entre les morts avec une coupe de clown, une tonsure en plastique et des sourcils broussailleux; un authentique monstre qui devraient effrayer les jeunes filles à cause de sa tête curieusement phallique. Vous assisterez aussi à des scènes impressionnantes de vindicte populaire avec au moins dix figurants dont certains ont du mal à contenir un minimum leur sérieux, des combats d'hommes préhistoriques digne d'un spectacle de catch entre bouchers charcutiers un soir d'arrivée du Beaujolais nouveau et je ne vous parle même pas pour vous laissez quelques surprises des effets spéciaux dessinés à la main sur la pellicule et des costumes chatoyants. »

    Le chateau de Frankenstein de Robert Harrison Oliver

    Petite merveille de série Z, véritable ovni pour son humour décalé et sa poésie involontaire Le château de Frankenstein est un film qu'il me tarde de revoir en version française pour le plaisir d'ajouter une petite dimension supplémentaire à son statut déjà bien établi de navet magnifique et hautement sympathique.

     

    Ma note : 04/10

    Ma note gratin de navet : 08/10

     

     

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